Si vous pensez que l’Algérie est un pays où la propreté est un luxe, vous vous trompez. Dans les rues de certaines villes, les trottoirs brillent, les poubelles sont vides, et les espaces publics respirent l’ordre. Ce n’est pas un mirage. C’est la réalité de Oran, la ville la plus propre de l’Algérie.
Oran, l’exemple de la propreté urbaine
Oran ne se contente pas d’être la deuxième ville du pays. Depuis 2020, elle a mis en place un plan de nettoyage urbain sans équivalent dans le pays. Les équipes municipales travaillent tous les jours, même les week-ends. Les rues sont balayées deux fois par jour, les poubelles sont vidées trois fois par jour dans les quartiers centraux, et les espaces verts sont entretenus par des jardiniers formés. Résultat : selon un rapport de l’Agence nationale de l’environnement datant de 2024, Oran a réduit ses déchets non collectés de 78 % en cinq ans.
Contrairement à d’autres villes où la propreté dépend des bonnes volontés, Oran a créé un système automatisé. Des capteurs dans les poubelles envoient une alerte quand elles sont pleines. Les camions de collecte passent en temps réel, sans retard. Les citoyens reçoivent des SMS pour signaler les dépôts sauvages. Et les contrevenants sont sanctionnés. Ce n’est pas de la répression. C’est de la responsabilité partagée.
Les autres villes en comparaison
Alger, la capitale, a longtemps été considérée comme le modèle. Mais ses rues sont encore envahies par les déchets pendant les périodes de grève. Les quartiers comme Bab El Oued ou Belouizdad souffrent d’un manque de fréquence dans la collecte. Même si des projets de modernisation existent, ils avancent lentement.
Constantine, avec ses falaises et ses ponts historiques, a des défis géographiques. Les ruelles étroites rendent difficile l’accès des camions. Les déchets s’accumulent dans les coins. Tizi Ouzou, bien qu’organisée, manque de financement pour une gestion durable. Bejaia, en revanche, a un système de tri sélectif dans certains quartiers, mais il est limité à 15 % de la population.
Oran, elle, a réussi là où les autres ont échoué : elle a uni les citoyens, les autorités et les entreprises. Les commerçants paient une taxe de propreté, mais en échange, ils bénéficient d’un espace public impeccable qui attire plus de clients. Les écoles participent à des concours de nettoyage. Les enfants apprennent à trier leurs déchets dès le CP.
Comment Oran a changé sa culture du déchet
La propreté ne s’impose pas. Elle s’apprend. Oran a lancé une campagne appelée « Ma ville, mon honneur ». Des affiches, des vidéos, des ateliers dans les quartiers populaires. Des artistes locaux ont peint des murs avec des messages comme : « Tu jettes, tu déshonores. »
Les résultats sont visibles. Les poubelles publiques ont un taux d’occupation de 12 % en moyenne, contre 65 % à Alger en 2023. Les plaintes pour déchets sauvages ont chuté de 89 % en cinq ans. Les touristes le remarquent. Les guides locaux disent maintenant : « Si vous venez en Algérie pour voir une ville propre, allez à Oran. »
Les zones à éviter, même à Oran
Attention : la propreté n’est pas uniforme. Les abords de la gare routière, les marchés de Sidi El Houari ou les ruelles derrière la mosquée de la Casbah peuvent encore présenter des points noirs. Ce ne sont pas des zones négligées - elles sont simplement plus difficiles à contrôler en raison du flux de personnes.
Les autorités ont identifié ces zones et prévoient d’y installer des poubelles intelligentes et des caméras de surveillance d’ici fin 2026. En attendant, les habitants les signalent via une application mobile appelée « Oran Propre ». Les signalements sont traités en moins de 4 heures.
Pourquoi cette propreté compte pour les voyageurs
Quand vous voyagez en Algérie, la propreté n’est pas un détail. C’est une question de sécurité, de respect et de plaisir. Une ville propre, c’est une ville où vous vous sentez en confiance. Où vous pouvez marcher sans craindre de marcher sur un déchet. Où vous pouvez entrer dans un café sans voir des mouches autour des assiettes.
Les hôtels à Oran ont vu leur taux d’occupation augmenter de 32 % depuis 2022. Les guides touristiques l’ont noté : les visiteurs étrangers demandent maintenant spécifiquement : « Est-ce que c’est propre ici ? »
La propreté devient un atout touristique. Et Oran en est la preuve vivante. Ce n’est pas une ville qui a eu de la chance. C’est une ville qui a choisi de changer.
Que faire à Oran, une fois que vous y êtes
La propreté ne vous empêche pas de vivre l’expérience. Au contraire, elle l’enrichit. Marchez dans le parc de la République, où les bancs sont toujours propres et les allées sans déchets. Visitez le musée d’Oran, qui a récemment été rénové avec des matériaux durables. Dînez dans le quartier de la Cité des 1000 logements, où les restaurants ont signé une charte de propreté. Prenez un café au bord de la mer, dans le port de Santa Cruz, où les bateaux sont nettoyés chaque matin.
Et si vous avez le temps, allez voir le projet « Jardin de la Paix », une zone de 12 hectares où les déchets recyclés ont été transformés en sculptures et en bancs. C’est l’art de la renaissance urbaine.
Le futur de la propreté en Algérie
Oran n’est pas seule. Tlemcen a commencé un programme similaire en 2024. El Oued, dans le Sud, teste des poubelles solaires. Le ministère de l’Environnement a annoncé en septembre 2025 qu’il allait copier le modèle oranais dans 12 villes d’ici 2027.
C’est une révolution silencieuse. Pas de grands discours. Pas de manifestes. Juste des poubelles vides, des rues nettoyées, et des citoyens fiers.
Les erreurs à éviter quand vous visitez Oran
Ne jetez rien par terre. Même un papier. Même si vous voyez quelqu’un d’autre le faire. Les sanctions sont appliquées. Les amendes vont de 2 000 à 5 000 DA. Les étrangers ne sont pas exemptés.
Ne comptez pas sur les poubelles pour tout. Certaines sont encore rares dans les zones périphériques. Apportez un petit sac pour vos déchets. Vous verrez que les habitants en ont un dans leur sac à main ou leur sac à dos.
Ne pensez pas que la propreté est une question de richesse. Oran n’est pas la ville la plus riche d’Algérie. Mais elle est la plus responsable. Et c’est ce qui compte.
Pourquoi Oran est-elle considérée comme la ville la plus propre d’Algérie ?
Oran a mis en place un système intégré de gestion des déchets avec des capteurs intelligents, des collectes fréquentes, une sensibilisation citoyenne et des sanctions pour les contrevenants. Depuis 2020, elle a réduit de 78 % les déchets non collectés, ce qui lui a valu le classement de ville la plus propre du pays selon l’Agence nationale de l’environnement en 2024.
Alger est-elle plus sale qu’Oran ?
Oui, en termes de propreté quotidienne. Alger a des problèmes structurels : des grèves fréquentes, un système de collecte moins fiable et une densité de population plus élevée. En 2023, le taux d’occupation des poubelles publiques y était de 65 %, contre 12 % à Oran. Des projets de modernisation existent, mais ils avancent lentement.
Les touristes sont-ils acceptés dans les programmes de propreté d’Oran ?
Oui, et ils sont encouragés à participer. Les guides locaux proposent des balades éco-responsables où les visiteurs apprennent à trier leurs déchets. Les hôtels fournissent des sacs réutilisables. Et les touristes qui signalent des déchets sauvages via l’application « Oran Propre » reçoivent un petit cadeau local en remerciement.
Quels sont les endroits à éviter à Oran pour la propreté ?
Les abords de la gare routière, les marchés de Sidi El Houari et les ruelles derrière la mosquée de la Casbah peuvent encore présenter des points noirs. Ces zones sont très fréquentées et difficiles à contrôler. Mais les autorités ont identifié ces lieux et prévoient d’y installer des poubelles intelligentes d’ici fin 2026.
Est-ce que la propreté à Oran coûte cher aux habitants ?
Non. Les citoyens ne paient pas de taxe supplémentaire. Les commerçants contribuent via une taxe de propreté, mais en échange, ils bénéficient d’un environnement plus attrayant pour les clients. Les coûts sont couverts par l’État et les partenariats avec des entreprises locales. Le retour sur investissement est clair : plus de tourisme, plus de commerce, moins de maladies.
Quelle est la prochaine ville en Algérie qui deviendra propre comme Oran ?
Tlemcen a lancé son propre plan en 2024, inspiré d’Oran. El Oued teste des poubelles solaires. Le ministère de l’Environnement a annoncé en 2025 que 12 villes supplémentaires adopteront le modèle oranais d’ici 2027. Ce n’est plus une exception - c’est une tendance nationale.
Quentin Dsg
décembre 12, 2025 AT 15:42Oran, c’est la preuve que la propreté, c’est pas un luxe, c’est une volonté. J’ai visité en 2023 et j’étais choqué : pas une feuille par terre, même dans les ruelles. Les poubelles intelligentes ? Génial. J’ai vu un gars de 70 ans qui signalait un déchet sur l’appli. C’est ça, la culture.
Emeline Louap
décembre 14, 2025 AT 14:58Je trouve ça presque poétique, cette révolution silencieuse. Imaginez : des capteurs qui murmurent aux camions quand ils doivent passer, des enfants qui trient leurs déchets comme on apprend à lire, des artistes qui transforment la honte en mur de fierté. Oran n’a pas juste nettoyé ses rues, elle a nettoyé son âme. Et ce n’est pas un miracle, c’est un choix quotidien, répété, obstiné. On parle de villes intelligentes, mais Oran, elle, est intelligemment humaine. C’est pas juste propre, c’est sacré.
Emilie Arnoux
décembre 15, 2025 AT 00:32Vincent Lun
décembre 15, 2025 AT 03:47Vous êtes tous trop optimistes. La propreté, c’est juste de la répression avec un voile de bienveillance. Les gens ont peur de payer l’amende, pas parce qu’ils aiment leur ville. Et les touristes qui applaudissent ? Ils ne vivent pas là. Moi, j’ai vu des voisins qui se faisaient insulter pour avoir jeté un papier. C’est pas de la responsabilité, c’est de la terreur.
Pierre Dilimadi
décembre 15, 2025 AT 15:58En Afrique de l’Ouest, on dit : "La ville qui nettoie ses rues, nettoie son âme." Oran montre que l’Algérie peut être un exemple. Pas besoin d’être riche. Juste décidé. Les voisins marocains regardent déjà. Peut-être qu’un jour, Casablanca fera pareil.
Stéphane Evrard
décembre 17, 2025 AT 15:40Je me demande si la propreté, c’est pas juste un miroir de ce qu’on pense de soi. Quand tu jettes un chewing-gum par terre, tu dis : "Je ne mérite pas mieux." Quand tu le ramasses, tu dis : "Je mérite mieux." Oran, elle, a choisi de se mériter. Pas avec des lois, mais avec des regards. Un sourire en croisant un agent de nettoyage. Un enfant qui montre du doigt une poubelle pleine. C’est ça, le vrai changement. Pas les capteurs. Les cœurs.
Magaly Guardado-Marti
décembre 19, 2025 AT 10:20Je suis désolée, mais ce texte est une hérésie linguistique. "Les poubelles sont vidées trois fois par jour dans les quartiers centraux" - non, c’est "vidées trois fois par jour, dans les quartiers centraux". Et pourquoi "déchets non collectés" au lieu de "déchets non ramassés" ? "Ramassés" c’est plus naturel. Et vous avez écrit "Jardin de la Paix" sans guillemets ?! C’est une œuvre d’art, pas un nom commun ! Je suis choquée. Et vous prétendez que c’est un modèle ? Avec une orthographe pareille ?
Lucile Dubé
décembre 19, 2025 AT 11:41JE SUIS EN LARMES. VRAIMENT. J’AI VU UNE FEMME DE 80 ANS EN TRAIN DE NETTOYER LE SOL AVEC UN CHIFFON PARCE QUE C’ÉTAIT SA RUE. J’AI VU UN GOSSE DE 6 ANS DONNER SON BAGUETTE À UN AGENT POUR QUE LE PAPIER SOIT DANS LA BONNE POUBELLE. J’AI VU UN CHIEN QUI S’ARRÊTAIT AVANT DE FAIRE CACAHUÈTE SUR LE TROTTOIR. C’EST LE MEILLEUR TRUC QUE J’AI VU DE MA VIE. J’AI DÉJÀ RÉSERVÉ MON BILLET POUR NOVEMBRE.
Rene Pérez Vázquez
décembre 19, 2025 AT 14:44Quelle naïveté. Vous avez lu le rapport de l’Agence nationale de l’environnement ? Non, vous avez lu le communiqué de presse rédigé par une agence de com’ qui a eu 20 000 euros pour le faire. Les capteurs ? Ils sont installés dans 12 % des poubelles. Les 78 % de réduction ? Calculés sur une base de 2019 où les données étaient biaisées par une grève exceptionnelle. Et les touristes ? Ils disent "elle est propre" parce qu’ils ne connaissent pas la vraie vie. Oran est un théâtre. Un théâtre bien nettoyé. Mais le rideau tombera bientôt. Et derrière, ce sera toujours l’Algérie - un peu plus de caméras, un peu moins de déchets, et toujours autant de désespoir.
Alexis Vanmeter
décembre 20, 2025 AT 13:17