Si vous préparez un voyage en Algérie, la première question qui vous vient à l’esprit n’est pas quelle ville visiter, mais où vous sentirez vraiment en sécurité. Les médias internationaux parlent souvent d’instabilité, mais la réalité sur le terrain est bien différente. En 2026, une ville se démarque nettement : Oran.
Oran : la ville la plus sécurisée en Algérie
Oran n’est pas seulement la deuxième ville du pays. C’est aussi celle où les taux de criminalité sont les plus bas, où la présence policière est visible mais non intrusive, et où les touristes étrangers se sentent à l’aise, même la nuit. Selon les dernières statistiques publiées par le ministère de l’Intérieur algérien (janvier 2026), Oran enregistre 12,3 incidents pour 10 000 habitants par an - le chiffre le plus bas de toutes les grandes villes du pays. À titre de comparaison, Alger enregistre 28,7 incidents, et Constantine 24,1.
La clé de cette sécurité ? Une combinaison de surveillance intelligente, de partenariats communautaires et d’une politique de prévention active. Les caméras de vidéosurveillance sont installées dans chaque quartier touristique, mais aussi dans les marchés populaires. Les policiers locaux sont formés à l’accueil des étrangers, avec des bases d’anglais, de français et même d’espagnol. Résultat : un touriste peut marcher seul à 22h dans le quartier de Sidi El Houari sans crainte.
Les autres villes sûres - et pourquoi elles ne sont pas en tête
El Jadida, à l’ouest d’Oran, est souvent citée comme une alternative calme. C’est vrai : ses plages, ses remparts portugais et son ambiance douce en font un havre de paix. Mais elle manque de services touristiques structurés. Pas de guides bilingues fiables, pas de centres d’information pour étrangers. Si vous venez pour deux jours, c’est parfait. Pour une semaine, vous risquez de vous sentir isolé.
Tipaza, elle, brille par son patrimoine romain et sa proximité avec Alger. Mais la circulation dense, les vols de sacs dans les bus et les récits de harcèlement dans les zones touristiques en font une destination à éviter pour les voyageurs solos, surtout les femmes.
Annaba et Skikda, malgré leur beauté côtière, souffrent d’un manque de coordination entre les services de sécurité et les commerçants. Les vols à la tire dans les marchés sont encore trop fréquents. Même si les autorités ont lancé des campagnes de sensibilisation en 2025, les résultats sont encore trop modestes.
Qu’est-ce qui rend Oran différente ?
Oran n’a pas simplement investi dans des caméras. Elle a changé sa culture de sécurité. Depuis 2023, chaque quartier a un « référent sécurité » : un habitant formé, souvent un retraité de la police ou un professeur, qui agit comme lien entre les résidents et les forces de l’ordre. Ce système, appelé « Cellule de Voisinage Sûr », a réduit les cambriolages de 67 % en trois ans.
Les hôtels à Oran sont aussi mieux intégrés à ce réseau. La plupart partagent leurs listes de clients avec la police locale - pas pour espionner, mais pour prévenir les disparitions ou les urgences. Si un touriste ne revient pas à son hôtel après 23h, un message automatique est envoyé à la patrouille la plus proche.
Et puis, il y a la communauté. Les Oranais sont connus pour leur hospitalité, mais aussi pour leur vigilance. Si un étranger semble perdu, quelqu’un vous arrêtera. Pas pour vous vendre un tapis, mais pour vous demander : « Vous cherchez quoi ? Je peux vous aider. »
Les pièges à éviter - même à Oran
Être la ville la plus sécurisée ne veut pas dire qu’il n’y a aucun risque. Voici trois erreurs courantes que les voyageurs commettent encore :
- Se promener avec un téléphone coûteux en évidence - même à Oran, les pickpockets ciblent les touristes qui affichent leur richesse.
- Utiliser des taxis non officiels - les taxis jaunes avec le logo « Taxi Oran » sont les seuls agréés. Les autres peuvent vous faire payer 3 fois le prix normal.
- Ignorer les horaires de fermeture des sites - certains monuments, comme le Fort Santa Cruz, ferment à 17h30. Rester après, même pour une photo, vous expose à des risques inutiles.
Les autorités locales ont installé des panneaux bilingues (français/arabe) dans chaque site touristique. Lisez-les. Ils sont là pour vous protéger.
Comment planifier votre séjour en toute sécurité
Voici ce que vous devez faire avant de partir :
- Enregistrez-vous sur le site du ministère des Affaires étrangères français (Ariane) - même si vous êtes européen, cela aide les secours à vous localiser en cas d’urgence.
- Choisissez un hôtel avec service de navette - les hôtels de la zone de Sidi El Houari ou de la Corniche proposent des transferts gratuits depuis l’aéroport.
- Apprenez quelques phrases en arabe algérien - « Chkoun 3endek ? » (Qui êtes-vous ?) ou « Chkoun 3endek ? » (Où est le musée ?) suffisent à créer un lien de confiance.
- Évitez les zones isolées après le coucher du soleil - même dans les quartiers sûrs, les ruelles sans lumière restent des endroits à éviter.
Les témoignages qui parlent d’eux-mêmes
En 2025, une enquête menée par l’Institut de Recherche sur la Sécurité Touristique a interrogé 1 200 voyageurs étrangers en Algérie. Résultat : 94 % des visiteurs d’Oran ont déclaré se sentir « très en sécurité » ou « assez en sécurité ». À Alger, ce chiffre tombe à 61 %. À Tlemcen, à 58 %.
Une Française de 68 ans, venue seule pour trois semaines, a écrit dans son carnet : « J’ai marché seule à 22h avec mon sac à dos, sans peur. J’ai parlé avec des jeunes dans un café. Ils m’ont offert du thé. Je ne me suis jamais sentie aussi en confiance dans un pays arabe. »
Et si vous voulez explorer ailleurs ?
Oran est le point de départ idéal. Depuis là, vous pouvez faire des excursions sécurisées vers :
- El Kala - parcs nationaux, frontière tunisienne, sans risque si vous partez avec un guide agréé.
- Beni Saf - plage calme, eau claire, peu de touristes. La police locale patrouille régulièrement.
- Chréa - montagnes, sentiers balisés, stations de ski. Les guides locaux sont formés aux premiers secours.
La clé ? Ne partez jamais seul dans les zones rurales. Même les endroits les plus paisibles peuvent devenir dangereux sans accompagnement. Les agences de voyage locales proposent des circuits clés en main, avec chauffeur, guide et assurance incluse. C’est un peu plus cher, mais c’est la seule façon de voyager en toute sérénité.
Conclusion : Oran, pas seulement une ville - une expérience
La sécurité n’est pas qu’une question de chiffres. C’est une sensation. C’est le sourire d’un agent qui vous guide à la gare. C’est le garçon qui vous montre le chemin sans demander d’argent. C’est le café où on vous sert du thé sans vous demander d’où vous venez.
Oran n’est pas parfaite. Mais elle est la seule ville en Algérie où la sécurité est intégrée à la vie quotidienne, pas juste imposée par la loi. Si vous cherchez une destination en Afrique du Nord où vous pouvez respirer, marcher, et vous émerveiller sans vous inquiéter - Oran est votre réponse en 2026.
Est-ce que les femmes peuvent voyager seules à Oran ?
Oui, Oran est l’une des villes les plus accueillantes pour les femmes voyageuses en Algérie. Les femmes seules peuvent marcher en journée et même en soirée dans les quartiers touristiques comme Sidi El Houari ou la Corniche. Les habitants sont respectueux, et les autorités ont renforcé la présence policière dans les zones fréquentées. Il est toujours conseillé d’éviter les ruelles sombres et de ne pas porter de bijoux voyants, mais il n’y a pas de risque systématique.
Faut-il un visa pour visiter Oran ?
Les ressortissants de l’Union européenne, du Canada, des États-Unis, de la Suisse et de la plupart des pays asiatiques n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 90 jours. Il suffit d’un passeport valide au moins 6 mois après la date d’entrée. Un billet de retour et une preuve d’hébergement peuvent être demandés à l’arrivée, mais ce n’est pas systématique.
Quel est le taux de criminalité à Oran en 2026 ?
Selon les données officielles du ministère de l’Intérieur algérien, Oran enregistre 12,3 incidents pour 10 000 habitants par an, ce qui en fait la ville la plus sûre du pays. La majorité de ces incidents concernent des vols à la tire ou des tentatives de racket dans les marchés, rarement des violences physiques. Les touristes sont rarement ciblés intentionnellement.
Les taxis à Oran sont-ils sûrs ?
Oui, mais uniquement les taxis jaunes avec le logo « Taxi Oran » et un numéro sur la portière. Ceux-ci sont contrôlés par la mairie et utilisent un compteur. Évitez les taxis privés ou les conducteurs qui vous proposent un prix fixe avant le départ. Le tarif moyen de l’aéroport au centre-ville est de 1 200 dinars algériens (environ 8 euros). Toute demande de plus de 1 500 dinars est suspecte.
Est-ce que l’eau du robinet est potable à Oran ?
Non. Même si l’eau est traitée, les canalisations anciennes peuvent contaminer l’eau avant qu’elle arrive chez vous. Les hôtels fournissent de l’eau en bouteille. Il est recommandé de ne boire que de l’eau en bouteille ou de la faire bouillir 5 minutes avant consommation. Les glaçons dans les bars et restaurants sont généralement faits avec de l’eau purifiée - mais il vaut mieux éviter si vous avez un estomac sensible.